Etrian Odyssey, jeu sur DS, commence comme bon nombre de RPG : vous êtes un guerrier novice, dans un monde à l'ambiance tout moyennageuse, et vous avez décidé de fonder votre guilde pour explorer une forêt souterraine, prenant naissance au pied d'un arbre gigantesque. Cette forêt s'appelle le labyrinthe d'Yggdrasil. Mais de sombres secrets gisent au plus profond d'Yggrasil et il se pourrait bien que certaines personnes vous empêchent de les découvrir. Tout un programme.
Certains jeux ne payent pas forcément de mine et Etrian Odyssey en fait parti. Il faut dire que sa plastique n'a rien d'exceptionnel : si les artwork 2d des personnages et des ennemis sont nets, il n'y a aucune animation et les décors 3d (apparaissant lors de l'exploration du labyrinthe) ne sont pas ce que l'on fait de mieux sur DS. De plus, son scénario, quoiqu'efficace et peu étouffant, se montre assez simpliste (ceci dit, l'un ds événements clefs du jeu pourraient vous surprendre) et, lors des combats, le gameplay n'est guère très évolué (l'écran tactile n'a aucun rôle dans le combat, on se contente de choisir l'action). Pourtant, ce Donjon RPG a su acquérir une base de fan que ce soit au Japon ou aux Etats Unis (le jeu reste inédit dans nos contrées). Pourquoi ?
Peut-être parce qu'Etrian Odyssey offrent une difficulté qui, sans être insurmontable, vous posera des difficultés fréquentes. Il vous faudra faire du levelling et acquérir des matériaux pour faire fabriquer des objets de plus en plus puissants. Il faudra aussi gérer avec intelligence votre équipe (notons que vous pouvez créer à tout moment un nouveau personnage) afin d'utiliser les bons pouvoirs face aux bons boss. Cette difficulté rallonge bien entendu la durée de vie mais Etrian n'a pas besoin de ça pour être long. Pensez donc : une fois le jeu fini (5 gros donjons composés de plusieurs sous niveaux et de passages secrets), il reste encore un donjon entier, de plusieurs niveaux, à explorer de long en large. Les quêtes anexes, ainsi que les boss cachés, vous assureront d'autres défis. Notons que les encyclopédies d'ingrédients et de monstres ne pourront être complétés que lorsque ces objectifs seront accomplis.
Mais l'une des forces du jeu est sa carte. En effet, afin de vous repérer dans les labyrinthes, il vous faudra tracer à l'aide du stylet couloirs, portes et autres pièges. Autant dire tout de suite : impossible de finir le jeu sans cette étape. De plus, seule une analyse minutieuse des murs vous permettra de découvrir les passages secrets et quelques items cachés, invisibles à l'oeil nu. On regrettera pourtant deux choses : le manque d'icônes pour la carte (ce que le prochain volet corrigera) et le manque "d'events". Sur les premiers niveaux, l'icône d'une des touches apparaît lorsque vous découvrez quelques choses sur le sol et vous avez alors la possibilité de choisir de vous y interesser ou de passer votre chemin. Ce qui n'est pas sans rappeler les jeux de rôles tels que D&D (si vous y avez joué, vous voyez ce que je veux dire). Cette possibilité disparaît dans les niveaux suivants, exceptés à de rares occasions lorsque l'emplacement sert à une quête annexe. Dommage car cela aurait rendu les niveaux un peu plus riches qu'une succession de couloirs et de monstres aléatoires (excepté les foe, sortent de mini boss, indiqués sur la carte). Il aurait été agréable de découvrir, dans certains passages, des événements liés ou pas avec l'intrigue principale (ce qui n'aurait pu que booster un peu plus l'envie d'explorer l'ensemble de A à Z).
La traduction anglaise est d'excellente facture et, si vous aimez les Donjon RPG avec moult explorations et combats, si vous voulez en avoir pour une centaine d'heures de jeu, si pour vous graphisme et scénario ne doivent pas être au top d'un Final Fantasy, alors je ne peux que vous conseiller Etrian Odyssey. Car malgré ses défauts, le jeu est réellement accrocheur pour les amateurs du genre.
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Je mords les gens è_é