Qu'est-ce que c'est :乙女 (otome) peut-être traduit par "jeune fille" (sachant que la jeune fille en question est pure comme la neige qui vient de tomber sur l'herbe). Les Otome game sont donc des jeux spécialement conçus pour un public de femmes, allant des plus jeunes aux office ladies et aux femmes au foyer (tout dépend du rating du jeu). A noter que le mot Otomen est en fait la contraction d'Otome et de Men (hommes) et désigne les hommes qui ont des goûts plutôt féminins (ce mot a été créé par la mangaka de l'œuvre éponyme (Otomen pour ceux qui ne suivent pas) et a fini par entrer dans la langue japonaise, même si j'ignore si tous les dictionnaires l'ont ajouté).
D'après le wikipédia japonais, Otome game est un terme général désignant une production dans laquelle on manipule une héroïne ayant des relations amoureuses avec des hommes (désigné sous le terme de bishônen). A l'inverse, les Bishôjo game sont destinés à un public masculin (et mettent donc en scène un homme ayant des relations amoureuses avec des femmes ou bishôjo). Il ne faut pas confondre les deux termes.
Sur PC, une grande partie de ces jeux sont interdits au - de 18 ans, ce qui n'est pas le cas sur PS2 ou DS où les jeux sont parfois plus grand public ou alors censurés.
On attribue la création de l'Otome game à Koei, qui mit au point en 1994 la série fleuve des Angélique (il existe même des anime et des mangas). Mais l'Otome game le plus connu en Occident est sans doute Harukanaru Toki No Naka De en raison de ses adaptations en anime, ainsi que Meine Liebe de Konami qui a bénéficié du chara-design de Kaori Yuki. Au Japon, Tokimeki Memorial Girl's Side (un Bishôjo game qui a connu deux déclinaisons pour les femmes) est un très grand succès, tant et si bien que la série est sortie sur trois supports différents (PC, PS2 et enfin sur DS, avec des ajouts non-négligeables pour le gameplay).
Dating Sim, Visual Novel ?Qui lit un peu le japonais se rend vite compte que les Otome Game ont le droit à des classifications pour le moins ésotériques de la part des éditeurs. On a des Adventure Game, des Romance Adventure Game, Horror Romance Ad... Vous avez compris, je crois.
J'ai pour ma part une classification toute personnelle et qui ne fait pas forcément l'unanimité mais j'en suis venue à celle-ci après avoir joué à un certain nombre de jeux.
Pour moi, un dating sim (parfois aussi appelé Neoromance) doit contenir une gestion du personnage, notamment à travers des statistiques, et la possibilité de faire évoluer l'aventure un peu comme on l'entend. Il faut aussi que le replay value (la rejouabilité) soit très importante et la durée de vie relativement longue sur une partie. Par exemple, dans les Tokimeki Memorial Girl's Side, on peut choisir quand et où l'on veut sortir avec quelqu'un, et il faut aussi gérer tout un ensemble de paramètres compliqués pour le séduire (répondre correctement aux questions ne suffit pas). De plus, en choisissant de sortir au bon moment, au bon endroit et avec la bonne personne, il est possible de déclencher des évènements spéciaux. Enfin, on peut aussi s'amuser à déclencher le mode rivalité, qui amène deux personnages opposés à se battre pour vous. En gros, vous avez un très grand nombre de fins possibles, un très grands nombre d'évènements possibles en jeu aussi, ce qui vous offre la possibilité de rejouer plusieurs parties vraiment très différentes.
Dans le visual novel, on suit avant tout une histoire et les seules variations se font selon nos choix de dialogues, qui nous amènent à nous retrouver avec tel ou tel personnage (dans certains cas, il est possible de choisir les personnages que l'on veut rencontrer, comme dans un dating sim). Il peut y avoir plusieurs fins par personnage, par contre on ne peut pas gérer son héroïne et influencer l'aventure comme dans un dating sim. La liberté est bien moins grande. Le replay-value aussi. Sans une bonne compréhension du japonais, c'est très ennuyeux, contrairement au dating sim qui peut rester amusant en étant nul. Mais certaines visual novel sont plus riches que d'autres, comme Hoshizora No Comic Garden, Hiiro No Kakera ou Bakumatsu Renka Shisengumi.
Dans les deux cas, il est possible de trouver des mini-jeux ayant une place plus ou moins importante dans le gameplay. Par exemple, dans Hoshizora No Comic Garden, il faut aider le personnage à créer ses mangas à l'aide du stylet. Dans le cas d'Harukanaru Toki No Naka De, Koei a mélangé le concept du dating sim avec celui du RPG.
Cependant, ces deux catégories partagent plusieurs points communs :
- il y a un grand nombre de bishônen à capturer, qui correspondent souvent à certains clichés du shôjo (c'est particulièrement visible dans Tokimeki où l'on a le sportif, le ténébreux, l'intellectuel,...).
- le joueur débloque des CGs (compunter graphics ou, si vous préférez, dessins) lors des évènements spéciaux. La norme est généralement plus d'une centaine de CGs.
- ces CGs sont stockés dans une galerie accessible pendant le jeu ou après l'avoir terminé une première fois.
- une fois le jeu terminé, il est normalement possible de revoir les fins.
- excepté sur DS où les développeurs sont paresseux, ces jeux sont souvent intégralement doublés (sur DS, il y a de prétendues limitations techniques mais des jeux comme Tokimeki Girl's Side ou Bakumatsu Renka Shisengumi prouvent le contraire).
- même si ce n'est pas un critère obligatoire, il est fréquent de trouver un sound mode, qui permet d'entendre les dialogues des personnages ou les musiques.
Otome Game et Boys Love Game :Il n'est pas toujours évident de savoir si le BLG est réellement un sous-genre de l'Otome Game ou s'il devrait être classé à part. Certaines personnes pensent que le classement devrait être différent car tous les joueurs (j'insiste sur joueurs au masculin pluriel car des hommes y jouent comme des femmes jouent aux Bishôjo game) d'Otome game n'aiment pas le BL, d'autres pensent à l'inverse que les principes ne sont pas si éloignés, dans le sens où l'emphase reste placée sur les bishônen, et que le public reste à peu de choses près le même. De plus, un magazine comme B's Log - "le magazine des Otome", comme le dit le slogan - traite tout autant de l'Otome game que du Boys Love game (notamment des productions de Nitro+CHiRAL). Il faut aussi noter que les jeux BL sont absolument identique dans leurs principes aux Otome Game et en sont clairement dérivés (leur création est postérieure).
Pour ma part, je pense que le Boys Love game est bien un sous-genre, une déclinaison, comme le Boys Love n'est qu'une variation du Shôjo à la base (comme pour le yuri, son origine vient de là). En tant que sous-genre, il s'adresse évidemment à une catégorie un peu plus restreinte de fans d'Otome game mais partage pourtant de nombreux points communs.
Otome Game et Yuri Game :Vous ne le savez peut-être pas tous mais les mangas Yuri ou Girls Love ont pour particularité de s'adresser à un public mixte (féminin dans les magazines dédiés aux femmes et masculin pour les magazines dédiés aux hommes). De ce fait, on trouve des jeux de type Yuri pour les hommes mais aussi depuis peu pour les femmes (et certaines femmes jouaient déjà aux jeux pour les hommes). Malheureusement, il n'est pas évident de savoir à quel public s'adressait le jeu à la base, puisque les magazines masculins comme féminins s'en font l'écho, ni même si on peut réellement les classer en sous-genre de l'Otome game. Cependant, un jeu comme Solfége - Sweet Harmony propose vraiment un chara design typique des Yuri Hime (magazine d'Ichijinsha destiné aux femmes) et celui-ci est d'ailleurs assuré par l'une de leur mangaka, Nana Akiyoshi.
Cependant, Hoshizora No Comic Garden, qui est pourtant bien un Otome game, propose de sortir avec une actrice de Takarazuka (plus précisément, il s'agit d'une jeune femme qui se travestit en homme). J'avoue que j'ai été surprise, n'ayant pas lu le manuel présentant les personnages avant, de me rendre compte que le beau bishônen blond était en fait une femme. Il n'est possible de la "gagner" que lors de la seconde partie, bien que l'on puisse obtenir quelques évènements spéciaux (dont un où les deux jeunes femmes dorment à deux) lors de la première partie.
Dans Tokimeki Memorial, il est possible de terminer le jeu avec l'une des filles, en toute amitié, bien sûr (lève les yeux au ciel).
Donc, ce dernier point est à traiter avec une certaine prudence.
Où en acheter :Les jeux DS sont region free (c'est-à-dire qu'un jeu japonais marche sur une console française). Par contre, les futurs jeux DSi ne seront pas region free et ne fonctionneront pas sur une ancienne DS (tank ou lite).
Les jeux PS2 ne sont pas region free, il faut une console japonaise, asiatique (normalement les jeux japonais fonctionnent dessus ET le voltage est le même aussi), ou une console européenne possédant une puce (ou utiliser un magic swap qui demande de démonter l'avant de la PS2). Contrairement à avant, il est possible de faire de l'import PS2. Par contre, c'est toujours interdit pour la PSP et la PS3, les magasins n'étant pas très tentés de briser les règles après ce qui est arrivé à Lik Sang.
Pour les jeux PC, il faut installer le pack de langue japonais et parfois passer l'ordinateur en japonais pour que l'installation s'effectue. Généralement, la plupart des jeux marchent avec cette méthode.
Attention, certains éditeurs japonais de jeux refusent de livrer les magasins d'import. Certains magasins ont eu des problèmes début 2008, notamment avec l'éditeur Quin Rose si je ne me trompe pas. Je ne sais pas si leur politique a changé entretemps. Je ne sais pas non plus pourquoi ils refusent l'importation.
Play Asia et
Yes Asia vendent seulement des otome game sur console (à l'exception de Yes Asia mais les jeux PC sont malheureusement en chinois). Avec Yes Asia, on peut échapper aux taxes grâce à leur entrepôt en Allemagne mais avec Play Asia il faut prendre l'envoi économique si l'achat n'est pas trop précieux (ceci dit, on peut aussi passer à travers avec EMS). Les deux magasins offrent aussi des coupons de réduction (pour Play Asia, c'est 5$ à chaque achat et à partir de 50$ d'achat ou 8 ou 10$ à partir de 100$ d'achat).
Erogeshop et
Himeyashop sont la même boutique, à l'exception que l'un vend une majorité de jeux pour adultes et l'autre des jeux tout public. Cependant, je vous conseille de regarder sur les deux quand vous cherchez un titre précis car certains jeux sur Erogeshop sont en fait tout public. On y trouve quasiment tous les jeux sur PC mais à des prix particulièrement élevés et des frais de port qui font rêver aussi. Les jeux PC sont plus chers au Japon que les jeux sur console (surtout les jeux DS) donc c'est assez rare de trouver un titre à moins de 50 ou 60 euros.
Yamato Touch a le mérite d'accepter les demandes des acheteurs quand les jeux ne sont pas référencés dans la base de donnée (vous noterez d'ailleurs qu'il y a très peu de jeux sur PC). De plus, les prix sont parfois moins chers qu'ailleurs (mais il faut voir au cas par cas).
Comment faire marcher un jeu sur PC ?J'en ai parlé un peu plus haut mais je redonne l'exacte procédure sur XP (j'ignore comment cela fonctionne sous Vista).
Tout d'abord, vous devez avoir la langue japonaise installée sur votre PC. Si ce n'est pas fait, allez le panneau de configuration, puis dans les options régionales. Là, allez dans l'onglet langue et cochez les deux options d'installation (pendant qu'on y est, autant tout installer). Si vous avez un portable, l'installation sera automatique. Si vous avez un pc de bureau, il vous faudra le cd d'installation.
Une fois ceci fait, il reste à installer le jeu. Certains jeux ne vous poseront aucun problème même si vous laissez XP configuré en français mais ce ne sera pas le cas de tous. En effet, les textes de beaucoup de jeux n'apparaîtront pas si XP n'est pas configuré en japonais. Pour cela, il vous faut retourner dans les options de région chaque fois que vous voulez installer un jeu ou jouer, et aller dans les options avancées, où vous sélectionnerez le japonais dans l'onglet "langue pour les programmes unicode". N'oubliez pas de cliquer sur appliquer et de redémarrer l'ordinateur.
AGTH :Ce soft (Anime Games Text Hooker) permet d'extraire du jeu les dialogues. Cependant, quelques jeux se révèlent tout de même incompatible. Lorsqu'une nouvelle ligne de dialogue apparaît en jeu, celle-ci est copiée directement dans la fenêtre d'AGTH et il est ensuite possible de l'importer sur un traitement de texte faisant office de dictionnaire comme jwpce ou alors l'outil de traduction de google pour essayer de comprendre ce que cela raconte ou encore sur firefox avec les plug-in rikaichan ou moji. Même si vous ne comprendrez jamais aussi bien que si vous lisiez réellement le japonais, AGTH vous simplifiera la tâche pour comprendre le sens général.
Voilà le site où on peut
le télécharger. Le manuel est en anglais mais, si besoin est, je peux vous expliquer le fonctionnement.
Jeux présentés sur le topic :à venir
_________________
Je mords les gens è_é