La pédérastie, j'ai du l'expliquer ici ou sur un autre forum (légèrement dans mon post plus haut mais sans plus), n'est pas forcément synonyme d'homosexualité (en fait, si je me montrais vraiment extrême, je dirais même que ce n'est pas du tout de l'homosexualité comme on le conçoit). La pédérastie, dans son sens originel, désigne une pratique grecque, où un garçon (éromène), en sortant du gynécée, se retrouvait placé sous la responsabilité d'un homme adulte (citoyen) qui l'avait généralement courtisé et demandé l'autorisation à la famille. Le garçon restait avec lui et offrait ses faveurs sexuelles (de façon passive) en échange d'une éducation (notamment au combat). Quand l'éromène devenait adulte, il quittait son tuteur et devenait un citoyen. En théorie, leur relation ne se poursuivait pas forcément. Il pouvait à son tour pratiquer la pédérastie, mais cela ne l'empêchait pas de se marier, d'avoir des enfants, etc... La pédérastie était un système social, très complexe, variant selon les états-cités, et quelque peu choquant pour notre époque en raison de l'âge de l'éromène (comme quoi, la normalité est bien une notion purement subjective).
Exemple de couple : dans certaines versions du mythe, notamment Athénienne, Iolaus est l'éromène d'Héracles/Hercule.
Chez les romains, avec l'influence grecque, le citoyen pouvait aussi avoir librement des relations que nous qualifierions d'homosexuelles (plutôt que de pédérastes, car il n'y avait pas le côté "éducation") mais seulement en tant qu'actif/dominant, le rôle du passif/dominé étant tenu par un esclave (et peut-être par ceux qui ne sont pas encore adultes, et donc pas encore considérés comme citoyen, mais j'ai un doute). Le rôle du passif était tenu pour dégradant, alors que le fait d'être actif dans une relation homo était considéré comme viril. Le citoyen ne pouvait donc se faire sodomiser. Par contre, je ne sais plus si la fellation (donnée ou reçue) était considérée comme passive ou pas (j'ai lu quelque chose à ce propos, en commentaire de fresques romaines montrant ce genre d'actes, mais j'ai oublié).
Pour en revenir aux grecs, la pédérastie a peu à peu dévié de son idéal d'éducation avec le développement de la prostitution et de la "débauche" (un philosophe dont j'ai oublié le nom à l'instant en parlait notamment, au sujet d'Athènes). Pour finalement disparaître.
Du côté militaire, je ne sais pas si c'était valable pour toutes les cités grecques et de façon continue chez les romains, mais la relation amoureuse chez les soldats étaient, selon certains textes, approuvées, car l'on pensait que leurs liens les rendraient plus valeureux au combat (en cherchant à se protéger mutuellement).
Bref, l'homosexualité masculine (j'insiste car, pour les femmes, ce n'était pas forcément aussi "libre") dans l'antiquité était très codifiée (avec la pédérastie). Je ne suis pas certaine que l'on puisse parler d'homosexualité au sens qu'on lui donne aujourd'hui. Pour en revenir à la pédérastie, si aujourd'hui on l'assimile tantôt à la pédophilie, tantôt à l'homosexualité selon l'humeur du moment, son sens historique est différent.
Le concept de pédérastie se retrouve curieusement au Japon, via le principe de Nanshoku, qui aurait été ramené de chine par Kukai (fondateur du bouddhisme Shingon je crois). J'ai déjà du le développer ici.
On trouve des traces de pratiques homosexuelles masculines intégrées dans la société chez les celtes et les germains. Apparemment, elle aurait eu un rôle initiatique, telle que la pédérastie (Ammien Marcellin, qui condamne d'ailleurs la pratique, mais dit "Ajoutons que lorsque l'un d'entre eux, devenu adulte, est capable de capturer seul un sanglier, ou de terrasser un ours, il est libéré de cette union de débauche.", ce qui se rapproche fort du principe de la pédérastie). Diodore, un historien grec, dit aussi que l'homme pouvait avoir dans son lit sa femme et son amant. Mais, il faut prendre ces textes d'historiens antiques avec précaution. Si certains se vérifient grâce à des preuves archéologies, d'autres sont des outils de propagande. Hors, Diodore, dans l'un des passages, ne décrit pas la pratique de façon élogieuse... (sans compter que celtes et germains sont des barbares à leurs yeux)
Sinon il reste le cas, apparemment ambiguë, de la perse, où si l'homosexualité masculine semble présente, il est difficile de savoir si elle se rapprochait des pratiques purement sexuelles romaines ou du caractère initiateur de la pédérastie grecque.
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Je mords les gens è_é